Ce qu'on a appris en expédiant de l'art partout dans le monde pendant un an

|Catherine Hebert
What We’ve Learned from a Year of Shipping Art Around the World

Gérer un petit studio d'art, ce n'est pas juste faire des impressions. C'est aussi trouver comment les rendre en sécurité jusqu'à ton mur, que tu sois à Toronto, à Copenhague ou à Auckland. Cette dernière année, on a expédié de l'art partout en Amérique du Nord, en Europe et en Australasie. En chemin, on a suivi un cours accéléré en emballage, en transporteurs, en tarifs douaniers et en patience.

Partenaires d'impression et emballage

On n'emballe pas nous-mêmes la plupart des commandes. On travaille plutôt avec des studios d'impression professionnels dans différents pays, spécialisés dans l'expédition d'art. Nos œuvres sont donc imprimées près de chez toi. Ça réduit les délais de livraison, ça évite la moitié des problèmes de douane, et l'emballage est conçu pour l'art. En contrepartie, on a moins de contrôle direct sur le carton, le ruban et le rembourrage, mais on gagne en fiabilité. Ces studios ont expédié des milliers d'impressions avant les nôtres et savent exactement comment les garder à plat, sans plis et présentables quand elles arrivent à ta porte.

Cela dit, on demande quand même à nos partenaires d'ajuster certaines choses. Si l'emballage a l'air trop mince ou si les coins doivent être renforcés, on insiste pour que ça change. Ce n'est pas glamour, mais c'est ce qui fait la différence entre une impression qui arrive impeccable et une qui a l'air d'avoir perdu un combat contre le camion de livraison.

L'expédition: quand les transporteurs font des leurs

Même avec le bon emballage, les transporteurs ont le don de nous compliquer la vie. Ils ne font pas juste briser des choses; parfois, ils les perdent carrément, ou pire, les laissent traîner dans un entrepôt pendant des semaines sans que personne puisse expliquer pourquoi. Chaque studio a ses histoires d'horreur, et maintenant on a les nôtres aussi. On a vu des colis faire le grand tour du continent, passer par trois centres de tri, puis arriver deux villes plus loin.

C'est pour ça qu'on est transparents dans des articles comme How We Package Your Art Prints et Behind the Scenes: How We Pack Your Greeting Cards. L'expédition n'est jamais infaillible à 100%. On suit le repérage de près, on court après les boîtes manquantes et on remplace tout ce qui disparaît pour de bon. Mais quand ta commande arrive après un détour mystérieux, sache qu'on était aussi fâchés que toi pendant qu'elle se promenait dans le labyrinthe du transporteur.

Les tarifs douaniers: le vrai casse-tête

Notre plus gros mal de tête cette année, ça a été les tarifs douaniers. Surtout les nouvelles règles américaines, qui ont soudainement ajouté des frais sur certaines catégories d'articles en papier, dont les impressions d'art et les cartes de souhaits. Si tu es aux États-Unis, tu as peut-être vu ces coûts apparaître au paiement, sous forme de droits plus élevés ou de suppléments d'expédition. Rien de tout ça ne vient de nous. C'est le résultat de décisions politiques prises loin d'ici, et ça frappe directement les petits studios comme le nôtre.

Pour amortir le coup, on travaille avec plusieurs studios d'impression, en ce moment aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Europe continentale, pour que moins de colis aient à traverser des frontières. Imprimer plus près de chez toi aide à réduire le délai de livraison et le risque de tarifs ajoutés par-dessus. Et on cherche toujours d'autres partenaires, pour ne pas laisser nos clients les mains vides si un pays change encore les règles.

Pour plus de contexte, va voir nos mises à jour: Shipping Update for Our U.S. Customers et sa suite, Part 2: Tariff Boogaloo.

Les gens à l'autre bout

Ce qui fait que tout ça en vaut la peine, ce sont les gens. On reçoit des messages du Danemark, de la Nouvelle-Zélande, de l'Irlande, de l'Australie, de l'Inde et même de la Chine. Parfois, les gens s'excusent juste de demander si on livre chez eux. La réponse est oui, presque toujours, même si c'est parfois avec une mise en garde sur un tarif ou un retard temporaire. Ce qui nous a le plus surpris, c'est à quel point les gens tiennent à encourager un petit studio à l'autre bout du monde. Quand quelqu'un nous écrit pour dire que son impression vient d'arriver et qu'elle est déjà au mur, les heures passées à se battre avec les transporteurs ou à mettre à jour les tableaux de tarifs s'effacent.

Ce qui est livré où

Ce ne sont pas tous nos produits qui peuvent aller partout. Pour l'instant, nos cadres sont livrés seulement aux États-Unis et au Canada, parce que plus loin, les coûts et les risques de bris grimpent trop. Les impressions et les cartes, par contre, voyagent presque partout où on livre. Quelqu'un à Dublin peut donc accrocher la même œuvre que quelqu'un à Vancouver, même si les options d'encadrement diffèrent. Pour en savoir plus sur les cadres, lis Framing Matters: Choosing the Right Frame for Your Art.

En résumé

Une année d'expéditions nous a appris que la logistique, c'est compliqué. Les transporteurs perdent des colis, les tarifs apparaissent du jour au lendemain, et parfois les choses prennent plus de temps que prévu. Mais ça nous a aussi appris que les gens tiennent assez à l'art pour endurer tout ça, et c'est ce qui nous fait continuer.

Alors si ton colis prend un jour le chemin des écoliers, sache qu'on est aussi frustrés que toi. On est aussi fiers que notre art ait maintenant trouvé sa place sur trois continents, à des milliers de kilomètres de son point de départ. La petite impression dans ton salon, c'est la fin heureuse d'un long voyage compliqué, et ça vaut tous les maux de tête en chemin.